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 Junichi Di Scipio

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Galahad D. Azarov
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MessageSujet: Junichi Di Scipio   Dim 5 Fév - 5:54

"Chroniques d'une vie"


Historiques des couleurs du dialogue;
- Junichi
- Konrad
- Natsu

    - Maman ! Maman ! Raconte-nous une histoire !
    - Mais ...Mon coeur il commence à se faire tard.
    - Oh Maman, s'il te plaîîîîîît !
    Konrad se rua sur les genoux de sa mère tandis que Junichi lui faisait les yeux doux, les bras entourant le cou de Natsu. Les deux garçons jetaient des regards suppliants comme s'ils n'avaient pas mangé depuis des mois. La jeune femme émit un rire cristallin qui résonna à leurs oreilles. Elle se remit correctement sur son fauteuil en les installant sur ses cuisses, chacun sur l'une. Elle ne pouvait résister aux yeux dorés presque irréels du plus petit et à ceux noirs aussi profonds que les abysses du plus grand. Les frères s'étaient désormais calmé, la dévorant avec envie en espérant enfin entendre l'histoire. Leur mère avait une imagination sans bornes et possédait les plus grands classiques de contes ce qui faisait d'elle une conteuse hors pair.
    - Il était une fois, dans un pays lointain, un magnifique château...
    Natsu mima le château du bout des doigts en dessinant en l'air les tourelles, la grande porte en chêne, les fenêtres aux vitraux, les roses blanches qui se scindaient sur le mur, la nuit étoilée et la lune. Les enfants regardaient les mains esquisser des traits invisibles avec une passion dévorante. On ne voyait rien. On imaginait et on entendait et cela même était bien mieux encore.
    - Dans ce château vivait un jeune prince, comblé de richesses mais égoïste et capricieux...
    | Extrait de la Belle & La Bête |



Caibidil I;
« Ma vie commença un jour de printemps. »

Une histoire, qu'est-ce que c'est ? C'est un commencement par "Il était une fois" et une fin par "Ils vécurent heureux, se marièrent, et eurent beaucoup d'enfants" peut-être. Ce ne sont pas des histoires. Ce ne sont que des contes de fées. Ma mère aimait nous en raconter, et nous aimions l'écouter tandis que Morphée n'attendait que de nous cueillir. La voix de ma mère émettait un son clair et raffiné, une note aiguë qui résonnait, léger comme le vent dans lequel sa tendre mélodie s'évanouissait. Cependant, je me suis rendu compte bien des années après que tous ces contes de fées ne sont que parjures. Les princes et les princesses n'existent pas. Les châteaux n'existent pas. L'amour comme au premier jour et éternel n'existe pas. Les histoires qui terminent toujours bien n'existent pas. Est-ce qu'au moins le bonheur existe, lui ? Je n'en suis même pas sûr.

Dublin, 12 Mai 1990.
Le vent agitait les feuilles sur les arbres. Les fleurs déjà se levaient parmi l'herbe fraîche et les graviers blancs qui constituaient le sentier jusqu'à la demeure. C'était une belle maison d'aspect victorien comme dans les films. La fontaine en marbre blanc laissait déverser les trombes d'eau qui se glissaient en toute légèreté vers le fond tout aussi immaculé. Sous le porche de cette même couleur patientait un homme. Bien qu'assis, il était aisé de deviner sa grandeur. Il possédait deux grands yeux noisettes presque irréels de leur couleur si claire. Mais ces grandes prunelles grandissantes paraissaient inquiètes. Ses mains jointes tremblaient, témoignant l'émotion qui gagnait chaque parcelle de son être. Son regard se portait sur les jonquilles qui fleurissaient, tentant d'y trouver un vain intérêt. En réalité, toute sa concentration était retenue par sa femme qui hurlait dans la chambre. Même de l'extérieur, il l'entendait. Il entendait les gémissements, il entendait les cris étouffés, il entendait la douleur. Il déglutit. Il aurait dût être habitué à cette souffrance puisque c'était son second enfant. Il se morigéna, ce n'était pas lui qui aurait dût avoir le plus mal mais sa femme. Quel imbécile faisait-il. Perséphone se leva. Un soupir passa sur ses lèvres et s'évanouit dans le ciel brûlant d'une chaleur impensable à cette époque de l'année. Les nuages se baladaient en toute impunité dans le ciel opalescent, d'une infinité écrasante. Le soleil, lui, régnait en maître dans cette voûte, dispersant ses rayons chaleureux sur le monde. L'homme cacha l'astre de sa main, tentant de l'effacer comme il l'aurait fait sur un dessin.

- Papa ! Papa ! Le soleil t'embête ? Je vais le faire disparaître.

L'irlandais sortit de ses pensées vagabondes et se tourna vers son fils. Konrad était un garçon aux cheveux aussi noirs que la nuit, aux yeux tout aussi profonds et envoûtants que sa mère. Il avait déjà quatre ans. Son père soupira et se pencha pour arriver à sa hauteur. Il lui adressa un sourire presque forcé et lui ébouriffa tendrement les cheveux. Le petit émit un rire enfantin et sauta sur les épaules du plus grand qui se leva pour lui montrer le ciel. Attrapant ses genoux pour mieux le tenir, il crut bon de répondre à sa phrase.

- Non il ne m'embête pas. Et puis, on ne peut pas l'effacer. On aura beau ...

Il arrêta sa phrase soudainement en se rappelant ce que sa femme disait toujours. "On aura beau essayer de cacher le soleil ou de l'attraper avec sa main, on ne pourra jamais interdire à un astre aussi magnifique de briller avec ardeur pour illuminer nos vies". Il se rendit alors compte du silence pesant qui se dispersait dans l'air. Intrigué, il fit descendre Konrad et le prit par la main pour l'emmener avec lui. Il monta les trois marches avec vigueur tandis que son fils les montaient avec candeur. Sa main froide se posa avec rapidité sur la poignée qu'il abaissa, non sans déglutir. L'absence de bruit était pesante. Le vestibule était large et clair, la lumière apaisante rentrait éclairer les tableaux, les fleurs, les photos, les livres. C'était une entrée accueillante qui témoignait de la bonté de ses habitants. A pas pressés, Perséphone prit l'escalier sur sa droite. Les marches ne grinçaient pas, laissant l'accalmie prendre toute sa place. Alors qu'il en avait enjambé une dizaine, le père entendit un cri. Un cri déchirant le calme qu'il ne mit guère longtemps à identifier. Il dévala rapidement le reste des marches laissant son fils le rejoindre quelques secondes après. Il se dirigea promptement vers la chambre conjugale et, malgré son vœu de voir son nouveau fils, il frappa afin de ne pas déranger le corps hospitalier. Une voix féminine le convia à entrer, ce qu'il fit. Sur le lit, trônait sa femme, Natsu avec un sourire irradiant son visage. Dans ses bras se tenait un bébé, origine des cris qui envahissait la chambre. La jeune femme le berça gentiment, tentant de le calmer. Le médecin salua Perséphone et le félicita rapidement pour ce magnifique enfant. Cela avait été ardu mais la mère avait réussit à l'enfanter sans qu'aucun problème ne soit constaté. Il soupira d'aise et reprit Konrad par la main pour qu'ils se dirigent tous deux vers la touchante scène. L'homme prit une chaise et s'y installa avec son fils aîné. De sa main désormais libre, il toucha délicatement la peau de marbre de sa bien-aimée qui lui sourit en se rapprochant pour qu'il voit leur enfant. La scène semblait elle-même sortie d'un conte des fées. La chambre était grande et aménagée avec soin, le grand lit était à baldaquin, une bibliothèque emplie de livres se dressait, les couleurs des tapisseries étaient claires. Le père, avec ses cheveux blonds, beau, regardant avec attendrissement la mère et l'enfant. L'aîné, avec ses cheveux noirs, tout aussi beau, s'émerveillait devant le petit corps qui était son frère. La mère, avec ses cheveux noirs de jais, son regard abyssal et tendre, berçant le petit. Et ce dernier, aux yeux encore bleus, au crâne dépourvu de cheveux, au corps si léger. Les médecins et les infirmières étaient sortis pour laisser la famille se retrouver quelques instants. D'un geste tendre, Natsu embrassa son fils sur le front et lui chanta une chanson. Une vieille chanson qu'on lui chantait elle-même auparavant, dans son Japon natal.

- Yurikagono utao, kanariyaga utauyo ...

La jeune femme sourit en se rappelant les cerisiers en fleurs, les rues animées, le quartier Shinjuku, les grands néons lumineux, le mont Fuji, les cours en plein été. Sa chanson était pleine de nostalgie et de sentiments. Pendant plusieurs minutes, sa chanson envahit la chambre, personne ne disant rien pour troubler cette douce mélodie. Les cris de l'enfant cessèrent. C'était comme dans un temple où le seul silence était accepté. Où tout semblait paisible et beau. Où l'on pensait que la vie était vraiment quelque chose de merveilleux. Où l'on pensait à quel point nous étions égoïstes vis-à-vis du malheur des autres. Tous entrèrent dans ce temple par la voix enchanteresse de Natsu. Konrad s'endormit sur les genoux de son père, lui-même bercé. Seul persista Perséphone qui sentit son cœur bondir plus d'une fois en la regardant. S'il n'était pas amoureux d'elle auparavant, il serait tombé à ce moment, en entendant cette voix et en regardant ce visage paisible. La chanson cessa et elle lui fit un sourire, ayant un regard tendre envers son fils. Elle annonça de cette voix toujours calme;

- Junichi ... N'est-ce pas un beau prénom ?
- Un prénom japonais est souvent magnifique. Il lui conviendra parfaitement.

Elle eut un nouveau sourire et laissa Junichi dans les bras de son père. Exténuée, elle s'allongea et son mari la borda, comme si elle était un enfant. Il mit Konrad près de sa mère et emmena le bébé jusqu'à son berceau. Il sortit de la pièce et autorisa le corps hospitalier à rentrer dans la pièce en les priant de ne pas faire de bruit. Il décida de s'occuper des faire-parts. Cette tâche l'agaçait d'avance. Il préféra prendre son manteau et partir. Il avait cette terrible habitude de s'en aller sans ne rien dire, la solitude étant davantage son allié. Il prit une cigarette ainsi que son zippo et partit en voiture. Il savait déjà parfaitement où il se dirigeait, comme si ses pas le guidaient. Il allait jusqu'au sud du Dublin pour pouvoir escalader les montagnes et atteindre les sommets. C'était un besoin prégnant et constant que d'observer l'Irlande, son pays, sa patrie, son tout. Durant des heures, il se perdit parmi la végétation, ne regardant pas l'heure qui tournait ni le ciel qui virait à l'orangé. Une fois parvenu au sommet, il s'installa sur une pierre et, cette fois, regarda l'heure et le ciel qui virait à l'orangé. Il était plus de 21h. Natsu ne s'en inquiéterait guère. Elle aussi avait parfois cette envie soudaine de liberté et d'ailleurs. Il prit sa cigarette et l'alluma à la lueur de la flamme qui vacillait. Le soleil déclinait lentement, laissant place au noir, à la lune et aux étoiles. Cependant, il ne voulait pas s'attarder plus longtemps. Il reprit le chemin le plus court pour dévaler la montagne et rejoignit rapidement la voiture. Il écrasa la cigarette sur le sol, mit le véhicule en marche et retourna vers son destin qui l'attendait sagement chez lui. La route sinueuse semblait longue. Il n'y avait plus que quelques personnes vagabondant sur le béton. Quand il fut rentré chez lui, il gara la voiture et constata que le médecin était resté. Il soupira et rentra dans la demeure. Perséphone monta dans la chambre et vit la pièce comme lorsqu'il l'avait quitté, les habitants toujours endormis. Il jeta un œil par la fenêtre pour observer les étoiles lorsque Junichi se réveilla en hurlant. Ne voulant pas Natsu sorte de ses doux rêves, il emmena le petit dehors, dans le jardin, vers le blanc où il allait toujours pour se livrer à la contemplation de la voûte étoilée. Il prit le garçon sur ses genoux et lui montra du doigt quelques étoiles qui trônaient en forme de casserole puis une autre, plus réduite, de la même forme.

- Regarde, Jun, celle-ci c'est la Grande Ourse et à côté, c'est la petite. Selon la mythologie grecque, ces constellations représenteraient Callisto, une nymphe dont Zeus tomba amoureux. Quand Héra, l'épouse de Zeus qui était une femme connue pour sa jalousie, découvrit leur relation, elle changea Callisto en Grande Ourse et son fils en Petite Ourse pour les punir...

Il s'arrêta quelques secondes et se rendit compte que le pauvre ne devait rien comprendre. Pourtant il ne hurlait plus, semblant dévorer le ciel. L'irlandais avait entendu parler d'une théorie qui disait que ce que l'on apprenait dès notre plus jeune âge restait en nous toute notre vie. Il sourit et se remit à sa description. Il lui montra ensuite Cassiopée dont la forme en W la rendait reconnaissable aisément, ancienne reine orgueilleuse qui fut attachée à son trône, condamnée à tourner autour du Pôle Nord. Puis celle du Lion, non loin de la Grande Ourse, correspondant d'après les légendes au lion de Némée qu'Hercule tua. Ou encore celle d'Hercule, grande constellation mais toutefois peu brillante. Il passa une grande partie de la nuit à lui apprendre les constellations, les étoiles, les mythes légendaires. Même si, il faut l'avouer, c'était davantage parler dans le vide qu'apprendre quoi que ce soit à un gosse qui venait à peine de naître. D'ailleurs, il s'endormit à peine quelques minutes après les premières paroles de son père. Le printemps avait beau s'être installé, les nuits étaient froides. Sentant un frisson lui parcourir l'échine, L'irlandais rentra, mit Junichi dans son berceau et se coucha auprès de sa femme. Il prit sa main et l'embrasse tendrement avant de sombrer tendrement dans de doux rêves... Ou de cruels cauchemars... Puis les jours se suivirent et se ressemblèrent comme des copies de copies de copies. Les cris, les pleurs, Konrad à emmener à l'école, l'envie d'ailleurs de Perséphone , la présence de Natsu, les journées où les fleurs poussaient, les escapades dans le jardin. L'été ne tarda pas à arriver. Les vacances se résumèrent à l'Angleterre, à Londres, la Tour de l'Horloge, le palais de Westminster, le Tower Bridge, les cabines téléphoniques rouges, les bus touristiques, Trafalgar Square, la Reine d'Angleterre. Puis vint l'hiver. Les mêmes journées. Junichi qui hurlait, Konrad qui devait reprendre les cours, l'envie d'ailleurs de Perséphone, la présence de Natsu, les journées où la neige envahissait les routes, les dîners près de la cheminée. Tout cela se répétait inlassablement. Le plus jeune grandissait, ses yeux bleus prenant la belle couleur dorée de son père, ses cheveux noirs poussant lentement, son corps se développant. Les jours, les semaines, les mois. Tout s'accélérait sans que personne ne s'en rendit compte. Chaque jour semblait la répétition de celui d'avant. Mais oui, le temps passait. Il filait irrévocablement. Comme du sable entre les doigts, on ne pouvait le retenir. Et déjà, Konrad et Junichi grandissaient. Et déjà, Natsu et Perséphone vieillissaient...

Je ne crois pas me rappeler beaucoup de ce qui suivit ma naissance. Tout, à cette époque, semblait heureux et paisible. Le calme avant la tempête comme l'on disait. Le silence avant le vacarme. L'amour avant la haine. L'histoire se tramait dans l'ombre. Car les histoires qui finissaient bien et qui ne connaissaient pas le malheur n'existaient pas. Nous n'étions que de naïfs pantins qui suivaient leur destin. En avais-je conscience à l'époque ? J'en doute tout autant que je doute du bonheur auquel je tente de m'accrocher. Mais, il faut bien, un jour ou l'autre, croire en ses convictions. Car ce sont elles qui nous élèvent plus haut que le ciel.

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Galahad D. Azarov
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MessageSujet: Re: Junichi Di Scipio   Dim 5 Fév - 5:54


Caibidil II;
« Je ne comprenais rien et pourtant, j’aimais ça. »



- Allez souffle tes bougies mon ange.

Junichi tenta de souffler sur l'énorme gâteau. Sur celui-ci trônait deux bougies argentées surmontées de flammes dansantes. Il s'appuya sur la table et expira un grand coup. Le noir se fit et tout le monde applaudit comme si c'était un exploit insurmontable. La lumière revint dans la pièce tandis que Natsu allait chercher les cadeaux. Deux ans. Cela pouvait paraître court mais en réalité, beaucoup de choses s'étaient passées depuis. Jun' avait grandit, il s'était éveillé, il avait commencé à marcher. D'ailleurs, il avait beau tomber, il ne connaissait déjà pas l'échec. A peine son corps avait-il trouver le dallage froid du sol qu'il se relevait et continuait. Il avait également apprit à prononcer quelques mots basiques. Mais il ne parlait que rarement encore ce qui était normal. Tous regardaient le plus jeune avec affection et tendresse. Même Konrad qui était sûrement le plus proche de lui bien que leur différence d'âge soit assez élevé. Alors que son frère n'avait que deux ans, il fêtait déjà ses sept ans et demi. Jun adorait aller avec son frère lorsque ce dernier faisait ses devoirs pour voir comment était l'école. Cependant, il n'avait strictement aucune envie d'y aller. Il était très bien dans sa belle demeure victorienne, avec ses parents, à l'abri des orages du monde extérieur. Et comme avec tous les enfants, il avait dût passer par la case "A qui est-ce-que je ressemble ?". Elle consistait à être au beau milieu de sa propre famille, mais dont on ne connaissait pas la moitié. Parce que dans sa famille, on ne connaissait jamais tout le monde. C'était simple, il y avait tant de déliés que l'on ne parvenait jamais à se rappeler qui était la tante ou la cousine germaine ou le frère du troisième degré du côté du père. Et Junichi savait encore qui étaient ces femmes qui l'observaient. Certaines étaient des amies, d'autres de cette famille inconnue. Une fois le cercle fait autour du berceau ou du lieu où se trouvait le bébé, et après avoir dit qu'il était mignon, adorable, avait de bonnes joues, un joli petit sourire et tout qui s'ensuivait de ridicule venaient les désespérantes et les inlassables comparaisons.

- Oh regardez ça, il a le sourire de sa mère.
- Ha oui ! Par contre ses yeux sont de son père, c'est sûr !
- Et il a commencé à tenter de marcher à quel mois ? Dix mois ? Oh c'est plus tôt que son frère.
- S'il tient de son père pour son caractère, ça promet ! Par contre s'il a ton imagination hors paire Natsu, il aura de la chance !

Et cela continuait encore et encore, pendant des heures. Et il pouvait pas s'échapper. Même la mère trouvait cela éreintant. Heureusement Perséphone était là pour la prendre dans ses bras, même s'il se faisait de plus en plus absent, ce qui ne manquait guère d'inquiéter la jeune mère. Junichi, lui, ne comprenait pas grand chose. Ou plutôt il ne s'y intéressait pas. Il préférait jouer ou imaginer. Dans son cerveau, il déformait le visage des femmes qui se dressaient devant lui jusqu'à ce qu'elles ressemblent à quelque chose de monstrueux. Oui, il avait déjà l'imagination incroyable de sa mère. Le petit n'avait pas besoin de crayon, qu'il n'aurait pas sut de toute manière utiliser, ou de support pour rêver. Et ses parents le savaient, tout comme ils savaient que Jun était à un âge où l'on apprend le plus et qui déterminait pratiquement tout un axe de vie. Aussi ils ne manquaient guère de l'instruie de quelque manière que ce soit. Natsu lui lisait beaucoup d'histoires, chose qu'elle fit perdurer durant des années, encore et encore. Perséphone, lorsqu'il trouvait le temps, lui transmettait sa passion des étoiles. Konrad lui enseignait les mathématiques élémentaires, le français, la géographie ou encore l'histoire. Il était ivre de savoir. Plus les années passaient plus il aimait cela, engendrer des connaissances d'où qu'elles viennent. Il adorait particulièrement la géographie mais non au sens strict du terme. Il se moquait pertinemment de savoir qu'il y avait un climat océanique en Irlande, ou que la France était le premier pays touristique, ou que Téhéran était la capitale de l'Iran. Tout ça, il n'en avait cure. Non, ce qu'il appréciait en géographie était notamment les paysages, les grandes étendues, les montagnes, les eaux profondes, les excursions vagabondes. Le petit dévorait les livres d'images qui se trouvaient être ses préférés. Le temps passait encore à une vitesse vertigineuse. Il atteint bientôt trois ans. Tout restait simple et normal. D'une banalité affligeante. Etait-ce pour brider les années qui viendraient déchirer le ciel ? Nul n'en savait rien. Le garçon commençait à parler. Doucement, lentement. Il ne disait jamais rien au hasard. Quand il voyait sa mère, il analysait son corps, regardait avec attention son visage, scrutait chaque parcelle qui la composait puis, enfin, une fois qu'il avait analysé ces informations, sortait le mot avec un sourire joyeux. Lorsque Natsu découvrit qu'il faisait cela à chaque fois, elle lui apprit le poids des mots, leur étymologie, leur sens premier voire leur première appellation, souvent grecque ou latine. S'il ne s'en rappelait pas la moitié pour le moment, elle ne manquait pas de lui en enseigner chaque jour. Elle était persuadée qu'il était pareil que son premier fils; intelligent et d'un potentiel à n'en pas douter. Il ferait de grandes choses. Elle était tellement fière de ses fils. Chaque soir, en les voyant endormis dans leur lit, elle leur caressait la joue avec tendresse et ne pouvait s'empêcher de les serrer dans ses bras. Marquons une courte pause pour évoquer le passé de la nippone. Née au Japon dans la grande et belle ville de Kyôtô, ce fût sa sœur qui s'occupa d'elle et non ses parents qui préféraient nettement s'occuper de leur travail respectif. Imbéciles heureux. Ils se complaisaient dans leur richesse, délaissant leur chair et adorant leur petit confort. Stupide matérialisme. Voitures de luxe, grandes maisons, vacances dans des pays de rêve. Cette comédie dura des années, encore, encore, encore. Jusqu'au jour où ils décidèrent de se rendre en Irlande. La cadette n'avait que seize ans mais non seulement elle tomba amoureuse de ce pays magique mais également d'un tout aussi magique homme que Perséphone. Elle décida de le rejoindre, abandonnant sa famille comme elle l'avait fait depuis tant de temps. C'était pour cela, pour cette unique raison qu'elle s'occupait tant d'eux. Chaque jour, en voyant les deux garçons, elle avait un mal au cœur, une part de ténèbres lui rappelant son passé. Elle était heureuse, elle n'en doutait pas. Elle n'était pas jalouse, bien au contraire. Elle espérait seulement, au fond d'elle, qu'elle serait une mère digne et ce, même dans les difficultés. Et elle n'avait pas réellement tort de se dire cela ou de le garder pour elle-même. Car personne ne se doute de ce qui peut se produire. Personne ne peut lire dans le passé. Personne ne peut rien dire avec une certitude incroyable. Revenons toutefois à notre histoire principale. Junichi commençait donc à parler et il dût aller à l'école. Ce qui le terrifia profondément. Devoir être mêlé à d'autres enfants, se sentir parmi cette masse grouillante, rester assis toute la journée, apprendre ce qu'il détestait (particulièrement les mathématiques), ne pas pouvoir rester avec sa famille toute la journée. Lui qui n'avait jamais fait tant de caprices ou n'avait jamais tant crier pour un enfant commença à réveiller ses parents en pleine nuit pour la simple vengeance de devoir aller à l'école.

[EN COURS]


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MessageSujet: Re: Junichi Di Scipio   Dim 5 Fév - 5:55

"La vie est telle une fleur; sublime mais parfois épineuse"



    Nom & Prénom : DI SCIPIO Junichi
    Âge : 21 ans
    Race : Esprit - Sleipnir
    Métier : Photographe
    Nationalité : Irlandais & Japonais
    Orientation Sexuelle : Bisexuel



"Un jour ou l'autre, les étoiles cesseront bien de briller laissant place au même néant qui gèle le cœur incompris d'un amoureux éperdu."



"
Cher Junichi,
Commençons par le début n'est-ce pas ? Ces débuts que je trouve toujours ennuyeux; comment va-tu ? De mon côté, tout va plutôt bien. Cela fait désormais six longs mois que nous ne nous sommes pas vus. Je dois avouer que tu me manque mais plus que toi, c'est ta présence et ton sourire gracieux que mon cœur ne parvient pas à oublier. Ce rire joyeux qui t'accompagne. Un son cristallin omniprésent. Tu sembles heureux malgré ce que tu as vécu. Mais tu sais, Juni, je te connais. Je sais que tu protège ta peine et ta douleur. Je sais que ton sourire n'est qu'un masque omniprésent. Pourtant, tu ne mens pas. Tu ne dis jamais que tu es joyeux mais ton sourire est tellement sincère que l'on persuade que tu va bien. Serais-tu un vil menteur ? Je suis persuadée que tu es surtout un acteur très doué et que tu sais manipuler facilement les gens. Ne prends pas cela comme une insulte ou pour quoi que ce soit d'autre, je pense simplement. Argh comment l'expliquer ? Oui voilà je pense que tu arrives à mener les gens où tu désire qu'ils aillent. Ca paraît embrouillé dit comme ça. Comme toi en fait ! Tu es tellement compliqué. Je suis sûre que ton esprit est pire qu'un labyrinthe ! Quand tu parle, on dirait que tes paroles ne suivent aucun chemin, qu'elles sont libres, se baladent comme ça, portées par le vent léger. Dans ta tête, il y a, à ne pas en douter, des millions d'idées qui n'attendent que de sortir. Ton imaginaire n'a pas de limites. Tu te souviens quand tu m'as fait lire tes carnets où tu écris tes pensées ou les livres que tu aimerais écrire ? J'en étais réellement impressionnée. Aucun de tes résumés ne paraissait semblable à un autre. Comme si l'univers avait fait germé des millions de graines qui n'attendaient que d'éclore en toi. Je suis sûre que tu pourrais devenir un grand écrivain. Si c'est ton souhait, ne l'oublie jamais. Comme notre philosophie commune le dit, même si les vœux ne sont là que pour espérer, cela ne veut pas nécessairement dire que l'on ne doit pas les réaliser. Bats-toi Jun, bats-toi. Semblable à un chevalier en armure. Tu m'as souvent écrit ceci -t'en souviens-tu ?
; J'ai parfois l'impression de ne pas être de ce monde. Je n'arrive pas à y trouver ma place. Ca paraît stupide n'est-ce pas ? C'est comme si ... Comme si je venais d'une autre époque. J'ai l'impression -oui encore une impression- que je pourrais me fondre dans n'importe quelle société. Celle du Moyen-Âge en devenant un chevalier prêt à protéger son roi. Celle de la Renaissance en m'étonnant chaque jour de nouveaux trésors de l'art. Celle de l'ère Muromachi où j'aurais pu être un samuraï prêt à tous les sacrifices -ou un daimyō même tiens. Celle de l'époque avant nous pour la télévision, la photographie, l'ambiance disco. Dans n'importe laquelle sauf la mienne. Tu crois que je deviens fou ? Je vais te dire Junichi, tu n'es pas fou. Loin de là. Et comme dit l'une de tes citations préférées, les gens fous sont souvent des gens bien. Tu es quelqu'un de bien. Moi je le sais. Alors certes, il y a eu des moments difficiles, certes parfois tu as eu envie de mourir, certes tu regarde trop vers le passé avec tristesse mais tu sais parfois il faut oublier. Comme tu me le dis aussi souvent si bien, je pense que le passé, le présent, le futur, toute cette continuité n'est qu'un immense arbre comme Yggdrasil. Le passé c'est les racines qui doivent s'enfoncer dans la terre. Le présent c'est le tronc. Le futur, les bourgeons, les feuilles, les branches, ce qui s'ensuivra. Mais si tu t'attardes trop sur les racines, le tronc risque de prendre de sa magnificence. On dit souvent le tronc pour désigner quelque chose d'essentiel. Donc le présent nous est essentiel. Quand je te lis, j'ai l'impression d'être face à quelqu'un d'incroyablement sage. Tu crois en une vie antérieure ? Sachant à quel point tu es ouvert d'esprit, tu dois y croire puisque tu crois aussi aux extra-terrestres, à la résurrection, aux mythologies (combien de fois m'en as-tu parlé ?) etc. Mais tu es loin d'être naïf. Tu as tes propres convictions. Et si tu as beaucoup de qualités, je te l'accorde, je pense que tu as au moins autant de défauts ! Premièrement, tu n'as aucune confiance en toi. La personne que tu détestes le plus ? Toi. Pourtant, quand on te voit, tu as l'air tellement assuré, tellement calme, avec un sourire, des yeux pétillants. C'est en cela que je dis que tu porte un masque et tu est d'ailleurs tout aussi mystérieux. Nous avons beau être comme des meilleurs amis, tu ne me dis que quelques bribes de ton passé. Tu n'es pas du genre laconique pourtant ! Tu bavardes, tout le temps. Certains n'en ont-ils pas marre de toi ? Je plaisante, tu le sais. Un autre défaut ? Bordélique. Et ça n'est rien de le dire. Quand on rentre dans ta chambre, la première chose qu'on se demande est "Est-ce qu'un être vivant décent peut vivre là-dedans ?". A cette question, je répondrais "Non seul un Junichi, c'est-à-dire un être bien vivant mais complètement anormal, peut espérer avoir une espérance de vie convenable dans cette pièce". Je dirais en plus que tu es trop gentil avec les autres. Tu ne veux jamais te battre, préférant être tapé que de devoir taper les autres, sauf en cas d'extrême urgence. Franchement, un jour tu termineras à l'hôpital. Auquel tu es déjà allé plus d'une fois d'ailleurs. Et que tu détestes toujours autant je suppose. Dire qu'un homme comme toi a peur des piqûres ! Je n'ai jamais entendu quelqu'un hurler aussi fort. Tu es également d'un perfectionnisme qui atteint des sommets sans limite ! Tu mets toujours la barre trop haute. Mais je suppose que cela vient de ta nature de rêveur. Tu tentes de devenir quelqu'un de bien par tous les moyens, même si cela veut dire perdre tout ce qui t'es cher. Tu t'en moques cependant. Tu n'es pas matérialiste. Du jour au lendemain, tu peux tout quitter sans ne rien dire à personne. Libre. C'est ça. Libre comme l'air, sauvage. Tu me qualifie d'indomptable comme le feu mais tu n'es pas mal dans ton genre non plus. Si je devais te caractériser par un animal, je pencherais pour un serpent. De par tes yeux dorés, de par ta facilité à échapper à l'étreinte des autres, de par ta stature fière, de par tes propos acerbes lorsque quelqu'un t'énerve. Je vois un grand serpent blanc et argenté avec une robe pure, sans marque, se glissant lentement dans une forêt par une nuit sans lune. Je sais que cette comparaison te fera plaisir puisque tu aime les reptiles. Ou disons que tu aime tous les être vivants. Pour toi, quiconque a une part de bien et de mal en lui. Même les personnes les plus ignobles. Pour continuer dans tes défauts, tu es d'une impatience rare. Tu détestes attendre, que ce soit dans les files d'attente ou pour quoi que ce soit. Tu veux tout, tout de suite. Comme Antigone en fait, tu ne veux pas être modeste et te contenter de petits morceaux si tu as été sage. Tu veux tout dévorer, tout avoir tout de suite. Si tu devais être un péché, tu serai irrévocablement l'envie. L'envie d'aller plus loin, l'envie de te dépasser, l'envie de ce qu'ont les autres, l'envie d'ailleurs. Tu ne sais pas t'arrêter. Toujours et encore, il y a, selon toi, toujours quelque chose à faire. L'oisiveté ? Tu ne connais pas. On dirait que tu as mille vies tellement tu fais de choses. Ce qui est dingue, c'est que tu aimes avoir plusieurs choses à faire à la fois, ça te stimule, comme la compétition. Tu détestes perdre. Pour le sport, tu t'en moque vu que tu détestes. Mais pour les notes ou pour un concours, tu es capable de devenir irascible. Dans ce cas, tu préfères rester seul que de passer ta colère sur les autres car tu sais que tu ne parviendras pas à retenir tes mots les plus vils. Tu es aussi irresponsable. Tu renie tes responsabilités car elles ne te vont pas. Du moins, pas tant que tu n'as rien à gagner. A ce propos, en y réfléchissant, tu pourrais aussi être un loup. Parfois en meute, avec beaucoup d'ami(e)s. Parfois solitaire, et préférant cette amie discrète. Tu veux tout et son contraire. Ou plutôt, disons que tu ne sais pas réellement ce que tu veux. Par contre, tu sais absolument ce que tu ne veux pas. Tu me l'avais énuméré avec un air distant, je m'en souviens encore comme si c'était hier. Je ne veux pas d'une vie de Sims. Oui je sais, ça paraît ridicule comme comparaison. Je ne veux pas rencontrer la femme de ma vie, vivre heureux avec elle, avoir deux gosses, un chien -ou un chat j'aime les deux-, avoir un boulot bien payé dans une entreprise, rentrer tous les soirs en ouvrant ma boîte aux lettres, lire le journal sur le canapé tandis qu'elle fera à manger ou qu'elle s'occupera des enfants, mettre le couvert puis dîner, regarder la télé, faire l'amour comme des diables, vieillir, faire du jardinage, partir à la retraite et crever discrètement dans l'ombre et la solitude. Ca me paraît tellement surfait. Comment des gens peuvent-ils se contraindre à une telle vie ? Et je n'avais rien osé dire. Parce que c'était la vie que, peut-être, au fond de moi, je m'étais imaginer. En une semaine, tu as détruit tout ce que j'avais connu. Tu m'as parlé de tant de choses que je ne crois pas m'en rappeler la moitié. Ta philosophie de la vie était cependant proche de la mienne, et c'est pour ça que nous nous sommes tant rapprochés. Je me souviens encore de tes yeux qui pétillaient de joie quand je t'en ai parlé. Ca se résumait et ça se résume toujours d'ailleurs, par une simple phrase; Nous pouvons mourir ou partir quand nous le désirons, nous n'avons plus rien à perdre. Parce que nous savons la valeur de la vie. Nous savons que rien n'est toujours rose, rien n'est toujours noir. Et ça paraît tellement simple comme ça. Et pourtant, on sait aussi que ça ne l'est pas, aussi simple. On peut mourir demain parce que nous n'avons plus aucun regret. Regarde, c'est vrai. On a connu l'amour, la haine, l'amitié, on est beaux comme des diables -si !-, jeunes, bien entourés, heureux et en bonne santé. C'est vrai que demander de plus à la vie ? On sait que y'a eu des gens plus heureux que non, mais qu'est-ce qu'on en à faire des autres ? C'est ce que tu me dis tout le temps. A longueur de lettres j'ai envie de dire. Qu'il y aurait des gens autour de toi ou pas, tu serais le même. Tu restes intègre, tu restes fier. Pour finir, je dirais aussi que tu es drôle, attentionné, attendrissant, toujours un sourire au coin des lèvres -ou une cigarette. Mais tu es aussi têtu, chiant, exigeant, jaloux, distrait, insatisfait, voulant toujours avoir raison. Tu es un drôle de garçon, Jun. Tellement différent dans ta manière de penser, dans ta manière d'être, peut-être vient tu d'une autre planète ? Ca ne m'étonnerait pas beaucoup. Je voudrais terminer cette lettre peu commune en te disant que tu pourrais avoir tous les défauts du monde, je t'aimerais quand même. Parce que, pour moi et je pense pour d'autres, tu reste quelqu'un d'incroyable. Et crois bien que si tu meurs, je me souviendrai longtemps de toi au plus profond de mon cœur. Tu m'as appris, tu m'apprend, tu m'apprendras. C'est avec une joie non dissimulée que j'ai hâte de te revoir.
Je t'aime et, surtout, prend soin de toi.
Ana.





Vous - HRP

Votre Prénom : Charlie the Unicorn *w* !
Votre Âge : 17 ans man
Votre présence sur /7 ? : Dépend du temps mais aux alentours de 5/7
Avez-vous lu le Règlement ? : Do you love me ? - Hidemi.
Remarques; Pour la forme de la description psychologique, la lettre de la part d'Anastasia, je lui ai, bien évidemment, demander la permission auparavant qu'elle m'a donné.


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Junichi Di Scipio
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