AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Faut que je trouve un titre =="

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Galahad D. Azarov
Le vrai génie sans coeur
est un non-sens

avatar

Messages : 95
Date d'inscription : 07/03/2009
Age : 23

Feuille Test
Champ 1: Lalala
Champ 2: Nyuh

MessageSujet: Re: Faut que je trouve un titre =="   Mer 23 Déc - 6:07



Chapter I: Born for this
    La naissance est une joie. Pour les parents. Pour les frères et sœurs. Pour les futurs grands-parents s’il y a. Aaron était né dans cette joie, cette exultation, cette allégresse. Il avait été accueilli avec tout le bonheur du monde. Après des années d’essai, Jude la jeune femme avait enfin accouchée de ce petit garçon. Elle avait souffert, elle avait déprimer, elle avait fait des tentatives de suicide, elle s’en était durement remise, de sa fausse couche. Normalement, Aaron n’aurait pas dû être le premier, c’aurait dût être Ephyre. Elle lui remit ce deuxième prénom à ce frère qui n’était jamais né et dont Aaron ne connaîtrait rien, ce serait un secret. Dur et lourd mais impénétrable à travers les prunelles couleur jade de sa mère. Konrad regardait son fils d’un air absent, comme emporté ailleurs. Peut-être ne se remettait-il toujours pas qu’il était père. En vérité, il était si retourné qu’il ne trouvait rien à dire. Lui, le bel homme, le Don Juan de ses dames, l’éternel célibataire romantique était père. Bien sûr il aimait sa femme seulement il appréciait aussi ce sentiment de liberté, l’impression qu’aucune contrainte ne l’attachait lorsqu’il retirait son alliance pour la cacher dans sa poche. Le petit garçon hurlait dans la salle. Ses poumons se remplissaient d’air. Les infirmières se pressaient autour de lui afin de constater que tout allait bien. Jude avait les yeux embués, des larmes s’échouèrent sur ses joues. C’était à la fois une joie et une peine d’enfin tenir cet enfant dans ses bras. Ses yeux émeraude étaient la copie conforme de ceux de sa mère, ses cheveux bruns aux reflets cuivrés, il les héritaient de son père. Ce dernier sortit de la pièce, visiblement mal à l’aise. Il ne pouvait décemment pas avouer à sa femme qu’il la trompait depuis des mois ! Konrad soupira; il n’avait appris que peu de temps avant l’accouchement que sa femme était enceinte. Elle avait magnifiquement caché le tout, voulant faire cette surprise. Pendant que lui s’amusait dans des love hôtel, elle souffrait dans son lit. Tandis qu’il buvait à en perdre la mémoire, Jude vomissait dans la cuvette des toilettes en gémissant l’absence de celui qu’elle aimait. Une larme coula sur la joue de l’homme. Il allait rompre avec sa maîtresse, il fallait bien qu’il s’occupe de lui de toute façon, il n’avait guère le choix, il devait sauver son mariage. Une infirmière vint subitement lui taper l’épaule en le réconfortant. Elle devait croire qu’il pleurait de joie. Il retourna dans la pièce et tomba dans les pommes.

    - Konrad !
    - Nous nous en occupons !

    Jude regarda son mari sur le sol, affalé comme si tout son corps était trop lourd. L’enfant dans ses bras commença à pleurer. Voyant le personnel de l’hôpital s’occuper de l’homme qu’elle aimait, elle reporta son attention sur le bébé. Un sourire illumina le visage de la jeune femme. Aaron. Ce nom était tellement beau en fait. Oui, car ce n’était pas le nom que les parents avaient choisi au départ. Ce changement était dû au fait que le frère de Konrad était mort quelques jours avant l’accouchement. En hommage à cet homme, à celui que Jude avait énormément aimé et admiré pour sa qualité d’être humain, elle lui avait donné non sans émotion le nom qui signifiait « Esprit » d’origine égyptienne, tout comme Seth, son beau-frère. Elle aurait voulu faire du prénom initial son second prénom mais elle voulait garder un souvenir de sa fausse couche. Ce n’était pas un souvenir heureux loin de là. Elle voulait conserver la souffrance en elle, elle voulait en laisser une trace, prégnante, toujours présente non loin d’elle. Non, elle n’aimait pas se faire souffrir, mais elle se disait que quand elle y irait mal, elle pourrait toujours se dire qu’elle avait vécu pire, bien pire. Une larme coula sur sa joue. Aaron. Aaron. Elle prononçait son nom à voix basse, comme si elle avait peur. Le petit avait cessé de pleurer, ses yeux verdâtres regardaient tout autour de lui en ne voyant que des ombres floues. Il ne voyait pas son père affalé sur une chaise, sans connaissance. Il ne voyait pas les infirmières qui se pressaient dans le petite chambre. Il ne voyait pas sa mère dont le visage était vrillé de larmes. Il ne sentait pas la mort qui rôdait dans l’hôpital. Il ne savait pas qu’à quelques mètres de lui, certains poussaient des cris comme lui, tandis que d’autres rendaient leur dernier souffle. Cet univers lui était inconnu. Lui, pauvre enfant de quelques minutes, aux problèmes déjà bien bâtis et la vie déjà bien rude. Ses yeux se refermèrent lentement sur la pièce. La dernière chose qu’il entendit fût la voix de son père qui se leva de sa chaise pour rechuter. Il rouvrit tant bien que mal ses paupières mais quelqu’un le retira des bras de sa mère et le mit dans un berceau opaque. Il ne voyait rien. Tout était encore plus flou. Ses cris percèrent à nouveau la pièce, quelques instants, au milieu de ces gens dont il ne connaissait encore rien. Son cœur battait vite dans sa poitrine, tous ses muscles se détendaient, ses poumons s’emplissaient d’air. C’était ça, être en vie. Il avait mal. Partout. Il était fatigué, si fatigué. Il avait mal à la tête, comme si un marteau lui martelait le cerveau. Ses yeux se fermèrent complètement lorsque ses cris s’arrêtèrent. Tout était noir. Il était bien là. Il n’y avait rien. Rien d’autre que le noir, que le vide, le silence, le néant, l’absence de tout, la quiétude. Comme s’il était mort…

    - Arrêt cardiaque, salle 6.
    - Vite ! Son pouls chute rapidement. Si on ne fait rien, il va mourir !
    - Aaron ! Aaron ! Aaron…

    Jude criait, hurlait, pleurait. Son cœur s’arrêta. Non, son fils ne pouvait pas partir. Pas encore une fois, elle ne pourrait supporter à nouveau cette douleur. Pitié, par pitié. Elle s’effondra sur le sol, le regard vide sur la baie transparente qui laissait voir la table d’opération. Les médecins se penchaient sur le corps inerte du petit garçon. Comment ? Pourquoi ? Tout le monde avaient ses deux interrogations en tête. Ils en avaient une autre, une qui ne s’en allait pas, mais personne n’osait se poser dans sa tête. Allait-il rester en vie ? Konrad arriva en courant; après s’être vaguement réveillé, il était allé se détendre aux sanitaires. Quand il était revenu…Plus rien. Plus de bébé, plus de Jude, plus d’infirmières. Le lit défait, la porte grande ouverte, une chaise à terre. Comme si un ouragan était passé par là. Le père avait couru tous les couloirs avant de finalement tombé sur sa femme, gémissante à terre. Jude ! Il aperçoit son fils sur la table blanche, intubé. Vision d’horreur. Le cœur au bord des lèvres, il tente de résonner sa femme et la lever pour la remettre dans sa chambre. Elle crie de toutes ses forces en se débattant. Des larmes inondent ses joues. Elle ne laissera pas partir son enfant une deuxième fois. Elle est exténuée, épuisée, abattue, mais elle s’en fiche. Elle lutte contre tout, ne saurait-ce que pour voir son enfant en vie. Konrad abandonna. Il regardait avec abomination la scène qui se déroulait devant ses yeux, celle qui fût gravée dans sa vie à jamais. Son fils était grotesquement allongé sur le lit, entouré de ses gens avec des blouses, des charlottes, des gants. Des fils pendaient de partout. Un des médecins tenait un engin qu’il posait sur la poitrine du gamin en faisant un décompte. La poitrine d’Aaron bougeait vulgairement sous les yeux horrifiés du mari de Jude. Il en eût envie de vomir. La scène était horrible. La mère, elle, restait effondrée au sol, les larmes sortaient de ses yeux pour s’écouler sur le sol. Un médecin tentait vainement de la réconforter et de la ramener à sa chambre. Au bout de quelques minutes, des cris résonnèrent dans la salle d’hospitalisation. Jude se leva aussitôt et vit son enfant bouger sur le lit. Elle rit. Elle rit de bonheur et en pleura dans les bras de son mari. Elle pleura à ne plus en respirer. Elle était tellement soulagé. Aaron n’aurait aucune séquelle. Il était vivant, son cœur battait.


    Chapter II: "On n'a pas tout ce qu'on veux dans la vie ? J'm'en fous !"
    - Aaron sors de là tout de suite !

    Non, il ne sortirait pas. Même s’il faisait froid, même s’il avait peur dans le noir, même s’il y avait un tremblement de terre, même si sa mère le suppliait, il ne sortirait pas. Enfermé à double tour dans l’armoire, il aimait pousser sa mère à bout. Enfin, il n’aimait pas vraiment ça, c’était de sa faute à elle aussi. Quel enfant pouvait avoir envie d’aller à l’école ? Et puis, ça ne servait à rien l’école. Konrad avait toujours dit qu’il n’avait pas travailler plus jeune mais qu’il avait tout de même réussi dans la vie. Aaron réussirait aussi comme ça. Avec pour unique compagnie une lampe de poche, le garçon rassembla ses pensées dans le placard confiné et lugubre. Le matin-même, il avait déjeuné et dès que sa mère avait tourné le dos, il s’était enfui dans la maison. Elle l’avait cherché une bonne dizaine de minutes avant de se rendre compte de l’endroit dans lequel il se cachait. Elle avait beau taper à la porte et le menacer de punitions, rien n’y faisait, il ne voulait pas sortir. Normalement, cela aurait dû être le deuxième jour d’école. Si le garçon ne voulait pas y retourner, c’est parce qu’il n’aimait pas les autres, et la maîtresse ne l’aimait pas. Oui, lui, du haut de ses six ans, refusait d’y aller. Il aurait aimé s’instruire mais les autres lui refusait ce droit ! Alors tant pis. Il ne bougerait pas à moins d’une bonne raison. Sa mère cognait contre la porte avec force. Malgré tout, le garçon savait qu’elle ne pouvait l’ouvrir de l’extérieur. Et elle ne pouvait appeler Konrad qui, comme d’habitude, était en vadrouille quelque part. Au bout de quelques instants, le gosse entendit sa mère rebrousser chemin. Il n’ouvrit toutefois pas la seule issue, au cas où. Il alluma sa lampe et aperçut autour de lui des balais, des serpillères, des torchons, des vieux livres. Malheureusement, il ne savait pas encore lire. Son père lui avait apprit, mais très peu.


    Chapter : Color of the heart
    « Lili take another walk out of your fake world ».
    Une guitare à la main, le jeune homme assis sur un tabouret en bois jouait doucement, émerveillant les passants qui marchaient dans les parages. Aaron lève les yeux. Une jeune fille le regarde. Les cheveux bruns se reflétant au soleil presque caché, des yeux bleus envoûtants, une silhouette fine et belle. Il ne pût s’empêcher de lui sourire avant de se reconnecter sur sa guitare. Sa belle voix envahit la rue, parvint aux oreilles de gens comme tant d’autres. Tantôt le garçon fermait les yeux, tantôt il les ouvraient pour regarder les autres. Mais ses yeux allaient immédiatement chercher la jeune femme devant lui. La musique s’arrêta. Les passants s’en allèrent, jetant quelques pièces de monnaie au passage dans l’étui de l’instrument. Elle resta là. Ils se regardèrent. Il lui sourit.

    - Vous désirez quelque chose ?
    - Vous entendre chanter.

    Il ne répondit pas. Aaron récupéra les pièces et s’en alla dans les rues en laissant le tabouret et l’étui. Cette jeune fille serait bien partie. Le garçon trouva un sans-abri à qui il donna la monnaie gagnée sans un mot. Un unique sourire avant de repartir. Il n’avait pas besoin de cet argent de toute façon. S’il faisait cela, c’était pour son unique plaisir. Et pour faire rager ses parents aussi, un peu. Il revint dans la rue où ses quelques affaires étaient restées. Il revit, non sans surprise, la même demoiselle. Il ria. Elle était drôlement têtue. Il ne pût s’empêcher de lui demander pourquoi elle s’obstinait tant; des chanteurs de rue, il y en avait partout. Il remarqua un sourire qui illumina son visage d’ange.

    - Je m’appelle Lilith.

    Aaron sourit également. Cette chanson devait sûrement rappeler son prénom à la jeune fille.

    - Je m’appelle Aaron…

    Lilith eût un regard étonné. Un jeune homme qui avait le même nom que le chanteur et qui chantait son surnom. Etrange coïncidence. Le garçon se remit sur son tabouret et entonna la douce chanson en lançant un regard rieur à la jeune femme. Les notes résonnèrent dans la ville. Était-ce réellement une coïncidence ? La vie est tellement pleine de surprises. Aucun des deux ne s’en doutaient pour le moment. Ils n’avaient pas conscience de ce précieux lien qui allait les unir bien plus qu’ils ne le pensaient. Non. A ce moment, l’un face à l’autre, seuls au monde, ils savaient seulement qu’ils auraient aimé rester comme ça toute leur vie.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://mizuki-tests.forumactif.com
 
Faut que je trouve un titre =="
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Sous titre "inexistants" sur itv2 et Film4
» Clique ici pour être millionnaire! Bawi fallait bien que je trouve un titre aguicheur
» "Ce qu'il faut de terre à l'homme " de Martin Veyron
» Se7en dévoile le titre "Angel" au Japon
» OXO (et blablabla puisqu'il faut des caractères pour le titre)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Test-Mizuki :: Fiches de présentation-
Sauter vers: